Ce billet s’interroge sur le parallèle à faire entre l’avènement de la condition métropolitaine (bien différente de la condition urbaine) et la sérieuse prise de conscience de la finitude de l’environnement.
La maison, l’arbre et la voiture
Photo C. G-G
Le billet répond à deux questions qui ont pour objectif de clarifier le sens donné au titre:
1- Que signifie au juste “condition métropolitaine” ? En quoi cette expression diffère-t-elle de “condition urbaine” énoncée par Olivier Mongin il y a plus de vingt ans ?
1.1-Les raisons de l’avènement de la condition métropolitaine
La condition métropolitaine correspond à la reconfiguration de la ville et de l’urbain suite à la restructuration économique indissociables de la mondialisation et de la globalisation. Comme le précise le Dictionnaire critique de la mondialisation, le premier terme fait référence à l’intensification des échanges (matériels et immatériels) comme les biens, l’information et les connaissances. Le second terme est à mettre en relation avec la métamorphose du capitalisme et sa financiarisation à outrance. Les sciences sociales ont qualifié l’impact de la convergence de ces processus au niveau infra-national de métropolisation.
L’internationalisation du marché du travail lié à la diffusion des outils numériques dans un contexte de domination idéologique néolibérale a entraîne la restructuration économique des villes et tout particulièrement des grandes villes. Ce qui s’est traduit par une reconfiguration spatiale de la ville et une reconfiguration territoriale du niveau infra-national. Cette affirmation résulte d’une hybridation de deux traditions (anglo-américaine et française) qui se retrouve dans la métropolisation en question (PUF, coll. “la ville en débat”), 2015.
Les chercheurs anglo-américains ont fait preuve d’invention pour signaler ce processus. Ils ont inventé de nouvelles expressions : Edge City; spatial mismatch; reverse commuting. Autrement dit la métropolisation ne se limite pas à la néolibéralisation des élus et des élites de la grande ville, elle a entraîné l’émergence d’une nouvelle condition urbaine. D’où l’idée d’évoquer et de travailler sur la condition métropolitaine.
1.2-La condition métropolitaine est-elle différente de la condition urbaine ?
A la question “qu’est-ce qui institue la ville ?” qui correspond au colloque organisé à la Sorbonne en 1998 et qui a fait l’objet d’un livre….
2-Comment comprendre “finitude de l’environnement” ? Quelle filiation avec le principe de durabilité (Theys & Emelianoff) et les rapports du GIEC ?
Article en cours de rédaction.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Cynthia Ghorra-Gobin (1 septembre 2025). Condition métropolitaine et finitude de l’environnement. Skyscraper. Consulté le 6 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/14k1n

